Présentation du jeu

Projet Calcio

(Prononcer Cal-tchi-o)

Le Calcio est un sport collectif florentin de la Renaissance. C’est un sport historique encore pratiqué de nos jours et nous proposons de l’adapter à l’univers de l’Enclave.

Le sport étant très violent, les matchs seront évidemment virtuels, mais leur préparation s’intégrera aux activités en salle, sans toutefois s’intégrer au système de règles des projets.

Nous vous le présentons ici à l’avance afin de permettre à certains joueurs de l’intégrer dans la prémisse de leurs personnages. Puisque nous sommes en Ébène, les joueurs sont autant des hommes que des femmes!

Description historique dans un contexte Ébènois

Il y eu toujours une discrète tradition de jeux de ballons à Salvamer. Tradition qui se retrouve également à Felbourg sous le nom de « Pugilat ». On en ignore les origines exactes, mais la version ancienne du Calcio va comme ceci:

Dans le cadre d’une festivité quelconque, deux villages voisins s’affrontent. Le but de chaque village est d’aller déposer un ballon sur l’autel du village adverse, ou carrément dans le porche de leur temple s’il y en a un. Tout le monde peut participer: adultes, enfants, vieillards et même les membres du clergé. Il n’y a qu’un ballon pour les deux équipes et celui-ci est mis en jeu à un point de rencontre entre les deux villages. Les parties sont surveillées par un comité des festivités, mais seulement en ce qui concerne le marquage des points. Pour le reste, toutes les méthodes sont permises, en excluant le meurtre.

Plusieurs barons et baronnes tentèrent au fil des ans d’interdire cette pratique souvent qualifiée de barbare, mais de par sa popularité, celle-ci revenait tout le temps, de manière plus ou moins tolérée. Par souci de discrétion, le Calcio fut surnommé par la populace le « petit jeu ».

La pratique se répandit éventuellement dans les villes. On y jouait à chaque coin de rue assez large pour accueillir quelques joueurs. Certains nobles s’y intéressèrent et organisèrent leurs propres parties. De cela découla les premières règles officielles, destinées à limiter la gravité des blessures encourues. Des arbitres furent embauchés, de luxueuses bannières aux couleurs des équipes naissantes furent présentées, et le feu de la passion Salvameroise pour le Calcio fut officiellement allumé.

Selon les règles, il faut être noble pour être un ou une Calciante (prononcer « Cal-tchi-enneté »). Mais devant le talent de certains roturiers, des familles nobles particulièrement investies dans « le petit jeu » n’hésitent pas à adopter des adolescents et adolescentes prometteurs afin de mousser les performances de leur blason.

Depuis le début de la grande paix, le Calcio a prit une nouvelle tournure face aux autorités Salvameroises. Désireuses de garder leurs soldats en bonne forme physique de manière efficace, mais dans le respect des lois, les milices locales commencèrent à initier leurs membres au Calcio. Quelques officiers eurent l’idée de fonder la première fédération de Calcio laquelle serait régie par un livre commun de règles détaillées. Cette fédération fut rapidement absorbée et financée par les familles nobles de Salvar.

Maintenant que la rumeur de ce sport commence à se répandre dans plusieurs coins du royaume, la fédération de Calcio envoie un représentant à la cour royale dans le but de fonder une véritable institution Ébénoise et de faire la promotion de leur « petit jeu » dans les règles de l’art.

Qu’est-ce que le Calcio selon le code de la fédération?

Le but du jeu est de compter le plus de buts, ou « caccia » (prononcer cat-chi-a).

Les matchs durent cinquante minutes sans arrêt et sans pause. Ils se disputent sur un terrain rectangulaire sablonneux de 40 mètres par 80 mètres. Une ligne blanche divise le terrain en deux moitiés identiques. Des cages sont placées aux deux extrémités, sur toute la largeur du terrain.

Voyez ce sport comme un mélange de football, de rugby et de lutte.

Deux équipes de vingt-sept joueurs s’affrontent en tentant de mettre le ballon rond dans les filets adverses. Peu importe la façon dont le ballon atterrit dans les cages car presque tous les coups sont permis. Les seules interdictions sont les « 2 contre 1 » (un joueur ne peut être attaqué que par un seul joueur adverse), les coups de pieds directement à la tête et les attaques par derrière (un joueur ne peut en attaquer un autre que frontalement).

Toute violation de ces règles entraîne l’expulsion définitive du joueur fautif. Il n’y a aucune substitution possible pour les joueurs expulsés, blessés… ou tués…

Il y a foule sur le terrain!

Chaque équipe est composée de vingt-sept joueurs, ou calciante, se répartissent dans les rôles suivants:

  • Quatre (4) datori indietro (gardiens de but);
  • Trois (3) datori innanzi (défenseurs);
  • Cinq (5) sconciatori (centres de terrain);
  • Quinze (15) innanzi ou corridori (attaquants).

Au centre du terrain se trouvent le capitaine et le porte-bannière de chaque équipe, qui sans participer directement à la partie, interviennent pour diriger leurs joueurs ou pour séparer les joueurs qui participeraient à des combats illégaux (autre que 1v1).

Le match est surveillé par le grand arbitre, aidé de ses arbitres de touche et du grand commissaire, qui lui se trouve hors du terrain. Il y a aussi, en autorité suprême, le maître de camp, qui surveille le déroulement du jeu et rétablit l’ordre en cas de problème majeur ou tricherie.

Déroulement du match

Le match s’ouvre avec un coup de petit canon et commence avec le lancement du ballon sur la ligne centrale par le grand arbitre. Dès ce moment, les joueurs des deux équipes essaieront de prendre possession du ballon et de l’envoyer dans le but de l’équipe adverse, marquant ainsi une caccia (but). Il est important de bien viser, car si le ballon rebondit sur un poteau ou vole au-dessus de la cage, un demi-point est donné à l’équipe adverse. À chaque but, les équipes changent de côté de terrain et les joueurs plaqués au sol se relèvent.

L’équipe vainqueur sera l’équipe qui aura marqué le plus de buts à la fin des 50 minutes du jeu. En cas d’égalité, la partie continue jusqu’au prochain point.

En plus de la bannière de la victoire, le prix des vainqueurs est un veau blanc de race Chianina, donné au son des hymnes de victoire joués par des musiciens. Les joueurs ne reçoivent aucune autre compensation.

Autres notes à propos du jeu:

Les supporters des deux équipes sont séparés en deux estrades distinctes: on ne les mélange surtout pas! Sauf lorsque la partie est terminée. Alors, les supporters envahissent le terrain de jeu. Évidemment, un joueur ayant usé de violence excessive envers un autre joueur pourrait se retrouver soudainement nez-à-nez avec ses dix-huit cousins…

Lorsqu’un joueur lance le ballon et que ce dernier touche les palissades d’un côté du terrain, il est considéré comme « sorti du jeu » et c’est l’équipe adverse qui le remet en jeu.

Les capitaines et porte-bannières de chaque équipe sont sur le terrain pendant le match. Ils dirigent leurs joueurs in situ et surveillent de près les affrontements physiques.

Les dix premières minutes du match sont considérées comme les plus terribles, car les deux lignes de quinze attaquants (innanzi) tentent d’incapaciter le plus grand nombre de joueurs de l’équipe adverse avant de faire avancer le ballon en territoire ennemi.

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